Le sergent recruteur du régiment Soissonnais Infanterie
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Inv. 0010M
Louis-Nicolas van BLARENBERGHE (1716-1794) Le Sergent recruteur du régiment de Soissonnais infanterie Prix/price : nous consulter. Miniature sur vélin H. 3,4 cm, L. 5,1 cm Cadre à réverbère. Dans un écrin en cuir rouge marqué: "Blarenberghe" PROVENANCE : - Collection M.H., 21 mai 1932, Paris, Drouot, Me H. Baudoin, experts Georges Guillaume et F. Max Kann, n° 13 « Blarenberghe (Louis-Nicolas van) », vendu 2000 F. BIBLIOGRAPHIE : Nathalie Lemoine-Bouchard, Les van Blarenberghe catalogue raisonné, thèse inédite, Sorbonne Paris IV, 2004, n° VBm422 « Le Sergent recruteur ».
Il y a dans cette miniature tout un jeu à observer entre les personnages. La scène se déroule en trois temps. A droite, la vie ordinaire devant l’auberge, avec le tavernier faisant signe au tambour de passer son chemin car le recrutement a déjà été fait. Il désigne l'homme en rouge et bleu à gauche de la miniature qui saute de joie avec sa bourse pleine dans la main gauche et qui de sa main droite levée semble faire le V de la victoire; le soldat qui sautille en face de lui, tenant une femme à son bras, semble ravi de voir cet homme sur le point de partir, et regarde la femme qu'il a au bras avec l'air entendu. La femme, elle, reste figée et semble incrédule: on remarque le geste de son bras droit qui marque son arrêt, comme si elle voulait stopper le cours des choses. A l'extrême gauche, on aperçoit probablement un autre tambour assis discutant avec un autre soldat postés à l'entrée du village. Au centre la scène se poursuit avec une nouvelle recrue qui accepte quelques pièces, et qui a l'air bien benêt. Le rôle de celui qui l'a introduit au sergent -et qui occupe la place centrale de la composition -est laissé à l'appréciation du spectateur. On remarque que dans le processus décrit par l’artiste il y a le vin, les femmes et l'argent, puissants moteurs pour s'engager. |
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