Inv. 002D
L'assassinat de Marat, d'après le grand tableau de Jean-Joseph Weerts (1847-1927), vers 1880
Prix/price : 980,00 €
Encre, lavis et rehauts de gouache sur papier / Ink, wash drawing, gouache, on paper
H. 19,5 cm, L. 27,5 cm
Cadre en bois doré et noir ; H. 31 cm, L. 38 cm
En bas à droite, titré : mort du citoyen... et traces de signature ou de dédicace illisible.
Traces de cachet de collection en bas à droite / Traces of collection stamp, lower right
Au dos du montage, au crayon / on the reverse of the mounting, in pencil : "Charlotte Corday / Bettannier"
Date: vers 1880 / circa 1880
1200 €; prix soldé : 980 €
Ce dessin nerveux à la plume rehaussé de gouache esquisse le célèbre et monumental tableau de Jean-Joseph Weerts (Roubaix, 1847-Paris, 1927) L’Assassinat de Marat, présenté au Salon de 1880, acheté par l’Etat et aujourd’hui conservé au musée de La Piscine de Roubaix. Il montre Charlotte Corday encore tétanisée par son geste, figée face à la foule des patriotes hurlant à la découverte du cadavre de Marat et assoiffée de vengeance.
L’auteur du dessin, un des nombreux admirateurs de J.J. Weerts, n’est pas encore identifié. Une mention au crayon découverte au dos du montage « Charlotte Corday / Bettannier » pourrait-elle faire référence au peintre lorrain Albert Bettannier (Metz, 1851-1932) ? Nous n’avons encore pu trouver aucun dessin de cet artiste pour comparer les mains.
Fils d’immigrés belges venus en 1843 à Roubaix, dans le nord de la France, travailler dans le textile, Jean-Joseph Weerts se distingua à l’école académique de Roubaix, obtint la première bourse d’études créée par la ville et entra à l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris, dans l’atelier d’Alexandre Cabanel, puis de Mils et Pils. Remarqué dès 1867, il parut régulièrement au Salon et eut une carrière de peintre académique couronnée de succès pendant toute la IIIe République. Nommé membre du Conseil supérieur des Beaux-Arts, il fut commandeur de la Légion d’honneur et put inaugurer de son vivant le musée Weerts à Roubaix en 1924.
On lui doit notamment l’illustration des plus célèbres épisodes de la Révolution Française. Il contribua à populariser l’image héroïque des ténors de la Révolution, image reprise dans les livres d’histoire des écoles de la République, comme dans le dessin plein de verve que nous présentons.
Rapport d'état : fraîcheur des teintes ; quelques accidents au papier: petits trous, fentes sur le bord à gauche et en bas à droite, tâches d’encre bleue en bas à droite. Cadre : quelques accidents à la dorure
Condition report: colours are fresh; some accidents to the paper: small holes, split on left border and lower right, blue ink stains lower right. Frame : gold paint damaged
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